Un point, c’est tout (15/15) : le tiret

(Illustration de Thomas Durcudoy – Poème de Stéphane Bataillon)

Pourquoi s’embarrasser ?

Pour tenter de construire
en prenant soin de l’autre

et lui laisser le temps
de prévenir l’échange

Pour qu’aux abords des gouffres
les nerfs ne soient à vifs

Que le dialogue ait lieu.

FIN

Un point, c’est tout (10/14) : le paragraphe

On a bien essayé
de le faire revenir

Mais il voulait vraiment
commencer autre chose.

( Illustration de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon)

Série conçue par l’illustrateur Thomas Durcudoy et Stéphane Bataillon, « Un point c’est tout » se concentre sur la dizaine de signes de ponctuation de la langue française. Cet alphabet de peu qui permet de lier ou de séparer, de rendre le discours intelligible, en permettant aux mots de s’octroyer une pause.

Un point, c’est tout (9/14) : le deux-points

Les nobles serviteurs
restent comme pétrifiés
sur la ligne de course

Selon le protocole
ils annoncent l’entrée
des grandes explications.

( Illustration de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon )

Série conçue par l’illustrateur Thomas Durcudoy et Stéphane Bataillon, « Un point c’est tout » se concentre sur la dizaine de signes de ponctuation de la langue française. Cet alphabet de peu qui permet de lier ou de séparer, de rendre le discours intelligible, en permettant aux mots de s’octroyer une pause.

Un point, c’est tout (8/14) : la virgule

Retiens ton souffle

Rien ne t’arrivera
jusqu’à l’autre parole

Qu’une respiration.

Collage de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon

Série conçue par l’illustrateur Thomas Durcudoy et Stéphane Bataillon, « Un point c’est tout » se concentre sur la dizaine de signes de ponctuation de la langue française. Cet alphabet de peu qui permet de lier ou de séparer, de rendre le discours intelligible, en permettant aux mots de s’octroyer une pause.

Un point, c’est tout 6/14 : l’apostrophe

On a jamais voulu
entrer dans la bataille

On a toujours cherché
à renforcer les liens

Pour ménager sa place

Pour retarder le jour
où nous nous quitterons.

Illustration de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon

Initié par l’illustrateur Thomas Durcudoy et Stéphane Bataillon, la série « Un point c’est tout » se concentre sur la dizaine de signes de ponctuation de la langue française. Cet alphabet de peu qui permet de lier ou de séparer, de rendre le discours intelligible, en permettant aux mots de s’octroyer une pause. Pour ceux que le sujet intéresse, nous ne pouvons que conseiller la lecture du passionnant ouvrage de Jacques Drillon, Traité de la ponctuation française, (Gallimard, coll. Tel, 1991), qui a été grandement utile à l’élaboration de cette série, prévue en 14 épisodes.

Un point, c’est tout (5/14) : Le point

Couper court

Pour ouvrir un chemin
et débroussailler juste

Sans mordre inutilement
pour que les mots circulent
et qu’ils puissent faire corps

Indiquant la lisière
pour alerter les sources.

Collage de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon

Un point, c’est tout (1/14) : Le point d’exclamation

On serait si surpris
de ne plus ressentir
l’étonnement du monde.

(Collage de Thomas Durcudoy-Poème de Stéphane Bataillon)

Initié par l’illustrateur Thomas Durcudoy et Stéphane Bataillon, la série « Un point c’est tout » prend place au sein du projet Sur le bout de la langue, une grammaire en poésie, à la suite directe du poème-collage N°6 en se concentrant sur la dizaine de signes de ponctuation de la langue française. Cet alphabet de peu qui permet de lier ou de séparer, de rendre le discours intelligible, en permettant aux mots de s’octroyer une pause. Pour ceux que le sujet intéresse, nous ne pouvons que conseiller la lecture du passionnant ouvrage de Jacques Drillon, Traité de la ponctuation française, (Gallimard, coll. Tel, 1991), qui a été grandement utile à l’élaboration de cette série, prévue en 14 épisodes.